Le gros avantage avec les formations que je donne, c'est qu'en général, on me pose des questions que je ne m'étais pas posé avant, et qu'en échangeant, on finit par trouver des solutions.
Parfois, on a le temps de faire le tour complet d'un logiciel ensemble, parfois, on n'a le temps que d'effleurer, et ça suffit pour la base du travail. Après tout, je ne programme pas (encore) des robots, je fournis des outils à des graphistes et des designers pour qu'ils puissent créer plus vite, mieux, en adaptant leurs contraintes.
Prenons par exemple Muse et Edge. À l'heure où j'écris ces lignes, les deux outils sont en béta, pas encore finis, pas encore rodés, quelques bugs qui traînent, mais un bon aperçu des technologies disponibles.
Donc, Muse, c'est une appli pour réaliser des sites internet, en html5/css, avec du javascript partout, développé par des membres de l'équipe d'inDesign, ce qui fait que les graphistes (même print) arrivent à s'en servir, ne sont pas perdus (Place loader, repères commentés, etc.). Un (gros) défaut, le code, même s'il a été amélioré sur la dernière version, n'est pas forcément assez organisé pour les moteurs de recherche et autre (pas assez "sémantique", trop de divs, etc), et surtout, surtout, en largeur fixe. Comme aux débuts du web. Quand on supposait que tous les écrans faisaient 800x600 pixels, moins les menus, tout ça. Et puis en fait 1024x768, et puis en fait, 1280... bref, du fixe, je code pour une taille, et les autres scrollent ou ont une petite fenêtre perdue dans leur navigateur.
Et à l'heure des smartphones, des tablettes, de la navigation à la souris, au doigt, c'est un chouya problématique cette taille fixe et ces éléments fixes...
Et à coté, il y a Edge, l'outil d'animation, basé, non plus sur la timeline de Flash, mais plutôt sur ce qu'on trouve chez After Effects, de l'anim à la seconde plutôt qu'à l'image. Et le tout sur des objets internet, html5, css, js (jquery), à base d'images en png, jpg, svg, textes sélectionnables, joli, tout en couleur, efficace.
Or, comme je forme sur la Digital Publishing Suite, et qu'une des problématiques récurrentes est de réussir à faire de jolies animations, on en revient souvent à la problématique html5/css/js.
Du coup, un outil web, en largeur fixe, ça me choque pas tant que ça, pour placer le tout, ça marche bien. Et si je peux animer tout ça dans la foulée, alors c'est parfait. Ce que je montrais l'autre jour chez Trebbe.com, je crée ma page/élément sur Muse, j'importe dans Edge, je rajoute de l'animation, et c'est super.
Sauf qu'à l'export, rien, nada, tout est figé que c'en est triste.
Et c'est là que j'ai apprécié de bosser avec Bertrand, Manu, Delphine et Sophie. Parce que dans cette toute petite agence, tout le monde est prêt à avancer pour améliorer sa manière de produire les documents (pour dire, quand je les ai quitté, ils allaient renoncer aux styles de caractère et leur préférer les styles de paragraphes, quand même). Et surtout, Manu a pris 2 minutes, pour regarder le code généré par Muse, puis remélangé par Edge pour trouver qu'en effet, Muse appelait un jQuery 1.4, après que Edge appelle un jQuery 1.6 Et du coup désactive la version plus récente. Ballot, il suffit donc de supprimer les 2 lignes d'appel au script jQuery 1.4 et j'anime mon site Muse avec Edge, y'a plus qu'à importer en tant que contenu web dans inDesign et l'Overlay Creator.
Merci Manu !