Je crois que le moment est venu de vous parler de mon gros week-end dans le Nord. Pas le grand nord façon pingouins, ours polaires, Jack London, etc, mais juste le Nord, le département au dessus du Pas-de-Calais.
Nous avons donc décidé en groupe d'aller profiter du festival cool et pas cher du moment : Les Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries. 3 jours de festival, plusieurs espaces distincts, qui allaient de gratuit à pas très cher, une bonne ambiance générale, et surtout une programmation fort sympathique, entre petits plaisirs et bonnes découvertes.
D'abord, le lieu. Aulnoye, loin de tout, sauf de Maubeuge, frontière Belge, le Nord que je fréquente peu, pas loin des Ardennes, 1h30 d'Arras, via Cambrai, Solesmes, Le Quesnoy, mais surtout Trousse Minou. Et aussi accessible en 1h38 direct de la Gare du Nord, joie. Sur place, petite cité industrielle, rue piétonne face à la gare, les commerçants ont bien compris l'enjeu et les tables et bancs sont sortis sur le passage des touristes.
Tout est très proche, 3 minutes pour arriver au retrait des billets/pass/préventes, 3 minutes pour arriver au site du jardin, 30s pour le cabaret, 30s pour l'arrêt des parcours secrets, et 10 minutes pour arriver à la grande scène, le tout en traversant la ducasse. Parce qu'à Aulnoye, on fait bien les choses. En même temps que le festival et sa débauche de touristes et de musique en ville, ils ont calé la fête foraine, auto-tamponeuses, pêche aux canards, tir à la carabine, manèges et frites grasses brillent de mille feux chatoyants.
Seul petit hic : la sécurité a été renforcée à l'abord du festival : dehors, on mange les pizzas avec les doigts, sans couverts, depuis qu'il a plu des canettes de bière dans les rues de la ville. Et c'est fouille obligatoire à l'entrée de chaque lieu, suppression des bouchons des bouteilles (trop pratique), couteaux, bombes et kalachnikov prohibés. Et évidemment, quand à 22h30, tout le monde débarque pour voir Puppetmastaz, ça bouchonne et râle pendant 15 minutes derrière le portique.
Niveau musique, ce fut la fête. Gros gros kif sur PuppetMastaz le vendredi, et énorme ambiance sur Monotonix le dimanche. Un peu déçu par Calexico cette fois-ci, le temps passe, mais je préférais The Black Light.
Le seul gros regret du soir, c'est de ne pas avoir tenu jusqu'à Kap Bambino, parce que bon, la nuit, tout ça, c'est dur.